Lady helen, tome 1

Présentation de l'éditeur :

 Londres, Avril 1812....

Lady Helen Wrexhall s’apprête à faire son entrée dans le monde. Bientôt, elle sera prise dans le tourbillon des bals avec l'espoir de faire un beau mariage. Mais une bonne de la maison disparait, des meurtres sanglants sont commis, la plongeant soudain dans les ombres de la Régence. Helen fait la connaissance de lord Carlston, un homme à la réputation sulfureuse. Il appartient au Club des mauvais jours, une police secrète chargée de combattre des démons qui ont infiltré toutes les couches de la société. Lady Helen est dotée d’étranges pouvoirs, mais acceptera-t-elle de renoncer à une vie faite de privilèges et d'insouciance pour rejoindre lord Carlston et basculer dans un monde terrifiant ?

Bon à l'heure de la rentrée, je m'étais dit que j'allais être plus régulière. Résultat, je me suis un peu laissée dépasser par mon travail et j'ai pris du retard. Donc je me remets à faire mes chroniques en retard avec un roman que j'ai lu en juin. Donc ça commence à dater.

 J'ai beau apprécié les livres historiques, j'ai très longtemps hésité à l'acheter. Mais ces derniers temps j'ai lu pas mal de romances historiques et j'ai eu envie de retrouver cette époque dans un genre qui m'est plus familier. Je n'ai pas été déçue car j'y ai vraiment retrouvé cette ambiance que j'apprécie dans les romances historiques, celle de la haute société anglaise où l'apparence et la réputation sont mères de toutes les vertus. On sent vraiment que l'autrice est inspirée par Jane Austen. J'ai lu Orgueil et préjugés et j'ai vraiment eu l'impression d'être dans la même atmosphère pour mon plus grand plaisir. J'ai trouvé que les descriptions étaient parfaites. Il y en avait juste assez pour satisfaire le lecteur mais pas trop nombreuses pour le lasser. Je trouve que ça va de pair avec la facilité avec laquelle on rentre dans le côté fantastique de l'univers. Il est simple et bien expliqué en grande partie parce qu'on découvre tout en même temps que l'héroïne qui est une totale novice (même s'il y a par moment un côté paternaliste assez énervant même s'il colle avec l'époque). Par contre, on peut critique le rythme lent et le manque d'action que l'on a vraiment que vers la fin ce qui peut coller avec l'inspiration littéraire du XIXème siècle mais pour un lecteur d'aujourd'hui c'est un peu limite. On peut aussi tiquer sur l'intrigue autour de la femme de chambre qui apparaît au début du roman et qui n'a pas franchement d'utilité par la suite et qui n'a même pas vraiment de résolution. Par contre, l'identité de l'abuseur que poursuit Helen et Carlston est une surprise totale ce qui est vraiment cool.

Pour ce qui est des personnages, je suis mi-figue mi-raisin. J'ai beaucoup aimé le personnage Carlston dont on sent vraiment l'inspiration Jane Austen (grand ténébreux ça vous dit quelque chose (Mr Darcy)). De plus, il est arrogant, intriguant et beau juste ce qu'il faut. C'est un plaisir de le suivre alors que ce n'est pas du tout le cas pour Helen. On sent bien que l'autrice a voulu se placer dans la veine de Jane Austen avec une héroïne rebelle, volontaire et décidée. Sauf que ce n'est pas vraiment le cas d'Helen. A des moments on a l'impression qu'elle va faire honneur à ces inspirations mais non, elle reste un petit mouton docile ce qui est très décevant. Elle reste sous la coupe de sa famille, de Carlston et même des rares membres du club des mauvais jours que l'on croise. J'ai eu l'impression d'avoir été trompée sur la marchandise là. Pour ce qui est des personnages secondaires, ils ne m'ont pas particulièrement marqués et je ne leur ai pas franchement trouvé d'intérêt à part faire des apparitions ponctuelles dans l'histoire pour faire du public ou pour parfois (mais pas souvent) aider à résoudre l'intrigue.

En bref, un premier tome correct qui manque clairement d'action mais qui nous plonge dans le monde la haute société britannique du XIXème siècle avec un talent certain.