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Laia est une esclave. Elias est un soldat. Aucun d'entre eux n'est libre. Sous l'Empire Martial, la défiance est synonyme de mort. Ceux qui ne dédient pas leur sang et leur corps à l'Empereur risquent l'exécution des personnes qu'ils aiment et la destruction de tout ce qui leur est cher. C'est dans ce monde brutal, inspiré de la Rome ancienne, que Laia vit avec ses grands-parents et son frère aîné. Sa famille survit comme elle peut dans les allées sombres et pauvres de l'Empire. Ils ne défient pas l'Empire. Ils ont vu ce qui arrive à ceux qui osent le faire. Mais quand le frère de Laia est arrêté pour trahison, Laia doit prendre une décision. En échange d'aider les rebelles qui ont promis de secourir son frère, elle doit risquer sa propre vie pour jouer les espionne à l'intérieur même de la plus grande académie militaire de l'Empire. Là-bas, Laia rencontre Elias, le soldat le plus doué de l'école - et secrètement, le plus réticent. Elias ne veut qu'une chose : se libérer de la tyrannie qu'il se doit d'appliquer de par sa formation. Lui et Laia réalisent rapidement que leurs destinées sont étroitement liées, et que leurs choix pourraient bien changer le sort même de l'Empire.

Salut les bookaddicts ! Je suis vraiment mitigée pour ce livre. J'ai vu une grande majorité de bons voire très bons avis sur ce livre et je m'attendais à l'apprécier. Et en vrai pas vraiment. D'un côté, je l'ai beaucoup apprécié et d'un autre il m'est sorti par les yeux. Et comme ça m'a pas mal travaillé et donc je vais commencé par ce qui m'a énervée.

En gros, j'ai eu du mal avec les deux tiers du roman et surtout à cause du personnage de Laia et aussi un peu des érudits. Laia m'a donné envie de lui arracher les yeux jusqu'au moment où elle commence enfin à remettre en cause la Résistance. Elle est d'une naïveté effrayante et passe son temps à geindre sur sa situation et sa lâcheté. C'est très rapidement lassant et au bout de 100 pages j'en avais déjà marre. On voit à 10 mètres qu'elle se fait manipuler par quasiment tout le monde et ses plaintes m'ont tapés sur le système. Elle a acceptée de devenir esclave donc elle devait bien se douter qu'elle n'allait pas être traitée comme une princesse. La fin rattrape un peu le personnage mais ce n'est pas franchement ça quand même. La résistance n'est pas plus sympathique à suivre que ce soit Keenan qui est pourtant présenté comme un "gentil" ou Mazen qui est juste une ordure qui se sert d'une jeune fille innocente et perdue. Mais la palme revient sans conteste à la mère de Laia. On ne rencontre jamais et pourtant elle me sort par les yeux à cause de la description de son comportement. Les seuls personnages érudits qui ont trouvés grâce à mes yeux sont Darin même si on ne le voit pas beaucoup car au moins il a un cerveau et une capacité de penser, Izzy qui est prête à tout risquer pour aider une amie qui fondamentalement ne se soucie pas beaucoup d'elle et la Cuisinière qui ne fait pas confiance à la Résistance (enfin un personnage sensé) et qui donne des infos très intéressantes. 

En fait, j'ai largement préféré les martiaux qui sont pourtant les "méchants" de l'histoire. Mes personnages préférés sont Elias, son grand-père et Spero Teluman. Ce dernier parce qu'il est prêt à tout risqué pour réparer ses erreurs. Le grand-père d'Elias parce que c'est un personnage totalement machiavélique (par rapport à l'oeuvre phare de Nicolas Macchiavel, le Prince). C'est un vrai homme de guerre et de stratégie qui a un discours très intéressant et pertinent. Et Elias a une manière de penser très pure et droite qui le fait vraiment sortir du lot parmi les autres martiaux. Je me suis beaucoup attachée à lui car j'ai adoré le fait qu'il est un coeur, des principes et une soif de liberté qui fait plaisir à voir. J'ai pleuré lors de la troisième épreuve et j'ai trouvé ça fort que ce soit cette épreuve qu'il remporte. Ce personnage qui semble fortement lié à la mort et je suis intriguée de voir ce que ça va donner. Mais j'ai aussi trouvé Zak très intéressant parce qu'il semble plus mesuré que les autres et il réfléchit autrement que par la violence ce qui le fait passé comme faible. Il est capable de se sacrifier pour le bien commun et c'est vraiment différent des autres martiaux. Je me suis aussi attachée aux autre camarades combattants d'Elias et j'ai eu du mal pour eux. Le personnage d'Helene me laisse par contre perplexe parce car par moment elle fait des remarques que j'approve et à d'autres elle commet des actes que je réprouve. Mais elle prometteuse pour la suite comme tous les personnages d'aillerus. Même Marcus est intéressant sur le plan psychologique malgré ses actes abjectes. 

Je suis curieuse d'en savoir plus sur le Semeur de nuit, les Augures et les autres peuples. L'histoire est mine de rien prenante, le rythme est plutôt haletant et l'univers relativement fascinant. J'ai été happée par l'ambiance qui mélange empire romain et contes du Moyen-Orient et du Proche-Orient. De la même manière, je trouve les martiaux bien plus intéressants que les érudits grâce au processus de déshumanisation que l'on leur impose. On veut en faire des machines à tuer mais il leur reste quand même leur sentiments humains et le combat entre ces deux éléments est parfaitement décrit dans la troisième épreuve. Par contre, je pense que l'aspect fantasy pourrait être plus développé et ça manque un peu quand même.

En bref, c'était une bonne lecture mais ce n'était pas le truc génial que l'on m'a promis et quand même un peu déçue. Malgré tout, l'ambiance est super et les "méchants" géniaux donc ça compense un peu.